Actualité
Retrouvez ici l'actualité de la santé mentale
Ces articles ou ces podcasts interrogent les questions de la santé mentale aujourd'hui. Ils sont destinés à alimenter la réflexion et à susciter le débat.
Et si on adaptait les horaires scolaires aux besoins physiologiques des adolescents ?
Dans Le Monde, Anne Genetet, ancienne ministre de l'éducation, cosigne une tribune
"La chronobiologie a tranché depuis plus de vingt ans. À la puberté, le système circadien se modifie et le rythme des adolescents se met en retard de phase.
L’horloge biologique interne des adolescents se décale spontanément et plus tardivement d’une à trois heures par rapport à celle des enfants ou des adultes. Commencer les cours à 9h aurait un impact concret sur les apprentissages.
C’est une évidence scientifique qui attend une déci
sion politique."

Liban
Pays du "troumatisme"
Sur Ici Beyrouth
Par David Sahyoun
Comment habiter un temps qui ne cesse de se briser ?
Au Liban, la répétition des guerres crée un « traumatisme rythmique » où l’horreur vient chaque fois briser net le fil de l’existence. Ce cycle sature notre capacité à transformer la violence en pensée, laissant des zones de vide là où la mémoire et le sens devraient se construire.
Comment trouver les mots là où le réel semble vouloir nous réduire au silence ?
Malaise du mâle moderne
Dans Le Monde
Dans son enquête, Marc-Olivier Bherer explore les travaux de Richard Reeves sur les mutations profondes des repères masculins, soulignant que la fin des modèles traditionnels appelle une nouvelle forme de soutien pour trouver un équilibre.
En ouvrant ce dialogue, il s'agit moins de déplorer un déclin que d'accompagner l'émergence d'identités masculines plurielles, enfin libérées de l'unique injonction de performance et de la fonction de "pourvoyeur".
Comment aider nos patients à transformer ce changement de paradigme pour qu'ils ne perçoivent plus l’émancipation des femmes comme une perte, mais comme une opportunité de se réinventer ?

Radicalité :
l'emprise du vide
Dans Le Monde
Dans un entretien mené par Marc-Olivier Bherer, l’historien Craig Johnson analyse comment les discours de radicalisation séduisent les jeunes hommes en occupant le vide laissé par l’absence de réponse à leurs fragilités identitaires.
Là où la parole fait défaut, ces récits offrent une identité « clé en main » qui transforme le sentiment d’impuissance en ressentiment.
Comment aider ces hommes à nommer leur vulnérabilité pour éviter qu'elle ne se transforme en un mécanisme de défense radical ?
On ne nait pas homme, on le devient
Dans La Croix
L'article de La Croix explore la nécessaire mutation de l'éducation des garçons, soulignant l'urgence de passer d'une « virilité de domination » à une masculinité fondée sur l'altérité et l'intelligence émotionnelle.
Ce dossier met en lumière le défi de déconstruire les archétypes archaïques sans fragiliser la construction identitaire des jeunes hommes, en les aidant à investir une force qui protège plutôt qu'elle ne s'impose.
Il nous invite ainsi à repenser le rôle des modèles paternels et symboliques pour offrir aux adolescents un cadre où la vulnérabilité n'est plus vécue comme une faille, mais comme le socle d'un lien social apaisé.
Et si la vulnérabilité devenait le nouveau pilier d'une virilité assumée ?

Des pères écrivent à leur fils
Dans La Croix
La série britannique « Adolescence » a provoqué un vrai déclic chez les pères britanniques, qui sont de plus en plus nombreux à sortir du silence en écrivant des lettres à leurs fils.
Ce recours à l’écrit permet de contourner la pudeur et de mettre enfin des mots sur une vulnérabilité masculine longtemps restée muette.
Un bel exemple de la manière dont la fiction peut aider à réparer le lien et à réinventer la transmission paternelle.
Secrets de famille,
on en parle ?
Dans Le Monde
« On a tous des secrets, mais il n’est pas souhaitable de les garder » : Laurence Joseph, autrice notamment de « Nos silences. Apprendre à les écouter » nous rappelle que le silence, loin de protéger, agit comme une paralysie sur le corps et l'esprit.
Pour la psychanalyste, l’obsession de la « pureté » familiale crée des cryptes toxiques que les générations suivantes finissent par porter comme un fardeau identitaire ; briser l'omerta n'est pas une trahison, mais un acte de soin nécessaire pour transformer l’indicible en un récit souverain et stopper l’hémorragie transgénérationnelle.

Donald Winnicott, le psy suffisamment bon
Avec Philosophie | France Culture
Quatre épisodes autour de l'œuvre de Donald Winnicott à écouter ou réécouter pour bien commencer l'année !
Parce que les questions sont si actuelles, on ouvre l'œuvre révolutionnaire du pédiatre et psychanalyste, Donald Winnicott.
- Qui est la mère suffisamment bonne ? avec Silivia Lippi
- De la guerre au trauma : comment Winnicott a révolutionné la pédopsychiatrie avec Marie-Rose Moro
- Comment retrouver son vrai "self" ? avec Laurence Joseph
- Jouer est une thérapie en soi avec Anne Boissière
Eliminer la psychanalyse ?
Dans Le Monde | Tribune
« L’élimination de la psychanalyse n’a jamais amélioré le soin, mais elle a appauvri l’idée de ce qu’est un être humain. » Selon Cynthia Fleury,, Roland Gori et Clotilde Leguil, la volonté de disqualifier la psychanalyse vise à imposer le fantasme d’un individu sans inconscient, parfaitement réduit à ses comportements et ses données. Dans un monde de plus en plus toxique où l'emprise est partout, invalider la clinique de la parole revient à retirer au sujet sa capacité vitale à interroger ses symptômes et à échapper à la tutelle normative.
L'État doit-il encadrer strictement la psychanalyse, en imposant des critères d'évaluation scientifiques standardisés, au risque de sacrifier le pluralisme des soins et la spécificité de la clinique de la parole ?

Paternité,
une métamorphose décryptée
Regarder le documentaire complet | ARTE
"Devenir père ne se limite pas à un rôle social : c’est une véritable métamorphose biologique, où testostérone, ocytocine et cortisol redessinent l’homme, comme le révèlent les recherches pionnières de Lee Gettler, Nicolas Mathevon ou Ruth Feldman.
Et si cette révolution physiologique, longtemps ignorée, ouvrait la voie à une nouvelle ère de la paternité – et de nos sociétés ?
Et vous, observez-vous cette transformation chez les pères autour de vous ?
"En thérapie"...
et après ?
Regarder le documentaire complet | ARTE
Face au chaos du monde, la fiction peut-elle être le premier pas d'une thérapie ?
En démystifiant le cadre analytique et en humanisant la figure du thérapeute, la série
"En Thérapie" a eu un impact concret et encouragé de nombreux spectateurs à s'identifier aux personnages et à franchir pour la première fois la porte d'un cabinet de psychanalyse.
Le documentaire "En Thérapie... et après" revient, grâce aux témoignages de patients et de praticiens, sur cette évolution, soulignant que la série a offert un refuge narratif crucial face aux traumas contemporains des attentats de 2015 et du confinement.

Pourquoi l’inceste a été massivement toléré...
Dans Le Monde | Anne Chemin
Comment la société a-t-elle institutionnalisé le silence autour de l'inceste ? La plongée historique que propose Anne Chemin éclaire un angle mort de notre histoire judiciaire et sociale et montre pourquoi la parole est encore si difficile à libérer aujourd'hui.
La reconnaissance du traumatisme psychique est le fruit d'une très lente « révolution des sensibilités », initiée par la psychologie et la psychanalyse.
L'« injonction sociale de se taire » n'a été brisée que récemment, forçant le droit à nommer le crime. Comprendre ce long déni est fondamental pour accompagner la parole libérée des victimes aujourd'hui.
Et si bien se disputer était un art ?
[Dans Le Monde]
Nicole et Bernard Prieur, en couple depuis 55 ans, nous montrent que des disputes peuvent être saines et même renforcer nos liens.
Dans leur livre "Disputez-vous bien !", ces experts en psychanalyse et philosophie nous rappellent que vivre ensemble, c'est aussi savoir gérer nos désaccords sans tout casser, et que "disputare" en latin signifie "examiner, discuter, débattre".
"Se disputer, c’est accepter que le lien évolue". Prêts à transformer vos prochaines engueulades en débats constructifs ?
Une lecture inspirante pour tous ceux qui croient encore que les disputes riment avec ruptures !

Que savent les bébés ?
[sur France Inter]
Qui sont-ils ? Que comprennent-ils ?
Que savent-ils ? Comment les bébés apprennent-ils à se déplacer ? À parler ?
Sont-ils dès la naissance des êtres de langage ? Prêts à communiquer ? Les bébés ont-ils des intuitions mathématiques ? Poétiques ? Des valeurs morales ? Les bébés ont-ils une culture qui leur est propre ?
Les bébés parlent, maintenant c’est à nous de les écouter, dit Erika Parlato-Oliveira, docteure en sciences cognitives et psycholinguistique, docteure en communication et sémiotique
Les cicatrices invisibles de la « génération Covid »
[Dans Le Monde]
Cinq ans après les restrictions sanitaires, la santé mentale des jeunes reste profondément marquée. La pandémie a bouleversé leur rapport à l'avenir et au collectif, laissant des traces durables sur leur construction psychique.
Dans cet article du Monde, Alice Raybaud explore les séquelles psychologiques persistantes chez les jeunes adultes, soulignant une augmentation alarmante des symptômes dépressifs et de la consommation de psychotropes. Les confinements ont non seulement perturbé les parcours académiques mais aussi désorganisé les relations sociales et personnelles.

Œdipe au cinéma
à Aix-en-Provence
[sur Biennale Cinéma & Psychanalyse]
Passionnés de cinéma et de psychanalyse, cet événement est pour vous !
Imaginez un dialogue fascinant où l'image cinématographique et le langage analytique se rencontrent pour explorer les méandres du contemporain.
Des cinéastes et des psychanalystes partageront leurs visions uniques, révélant des bribes de réel qui surgissent sur la scène de l'inconscient.
Vendredi 25 et samedi 26 avril 2025
Aix-Marseille-Université | Site Schuman | Aix-en-Provence
Faculté de Droit | Amphi Favoreu
Peut-on agir sur notre bonne humeur ?
[sur France Culture]
La bonne humeur est un choix, un effort conscient pour voir le positif dans notre vie comme le rappelle le professeur Lejoyeux : "la bonne humeur n'est pas innée, et si on ne fait rien, on est naturellement pessimiste [...] L'optimisme est de combat donc il y a des petits combats qui peuvent nous rendre optimistes. Malgré une nature pessimiste celui qui dirait que l'existence humaine n'incite qu'à l'optimisme serait un tout petit peu à côté de la plaque".

Fin de vie
et troubles psychiatriques
Colloque d'éthique hospitalière
[sur Youtube]
Journée annuelle d’éthique hospitalière de l’hôpital Montperrin à Aix-en-Provence, le vendredi 8 novembre 2024.
Le comité d’éthique de l'hôpital a rassemblé des spécialistes français, belges et québécois autour de la question des soins palliatifs en psychiatrie, sous la houlette de Madame Cynthia Fleury, philosophe, psychanalyste et professeur titulaire de la chaire Humanités et Santé au CNAM, et professeur associé à l'École nationale supérieure des Mines-ParisTech.
Les effets de la dépression
[sur France Culture]
"On sait que chaque individu a une perception biaisée de la réalité mais avec la dépression, ce biais de perception est renforcé. À l’origine de ces croyances négatives, on observe la disparition d’un biais cognitif appelé “biais positif”, habituellement protecteur pour les individus."
Hugo Bottemanne

La santé mentale,
c'est un sujet de la cité
[sur France Culture]
13 millions : c’est le nombre de personnes qui souffrent d’un trouble psychique chaque année en France.
Le professeur Antoine Pelissolo en est convaincu : « il faudrait qu'il y ait des cours de psy dès l'école ». Car « on ne peut pas dissocier la santé mentale des individus de l'état de fonctionnement de la communauté…
Il faut impliquer tous les acteurs et tous les intervenants pour qu'il y ait du dépistage précoce, il faut faire de la prévention."
Pourquoi la santé mentale des hommes est-elle taboue ?
[sur France Culture]
Seules 30 % des personnes ayant recours à la psychothérapie sont des hommes. Cette proportion témoigne de la prégnance de modèles de virilité, où la fierté et le déni prennent le pas sur la santé mentale. Pourquoi consulter un psychologue reste considéré comme un aveu de faiblesse pour les hommes ?

Les bienfaits du sommeil
[sur France Culture]
Le sommeil n’est pas qu’une simple absence d'éveil. C'est du temps bien dépensé et l’arme secrète de chacun d’entre nous. Dans cette nouvelle saison de "Votre cerveau", Delphine Oudiette, chercheuse en neurosciences, nous invite à comprendre ce qui se passe dans notre cerveau quand on dort.










